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Le blog de Liens protestants, le journal protestant du nord

Les hérétiques : Arius, Nestorius, Origène, Servet ... (janvier 2009)

20 Février 2009 , Rédigé par Liensprotestants Publié dans #2009

Éditorial

 

LES HÉRÉRIQUES

 

En cette année 2009, marquée par le 500e anniversaire de la naissance de Jean Calvin, certains s’attendaient peut-être à un dossier spécial sur le réformateur picard… eh bien, au risque de les décevoir, il n’y aura pas de tel numéro cette année. En revanche Calvin sera présent dans les dossiers[i] de l’année 2009, comme dans celui-ci avec un article sur « Servet, l’hérétique de Calvin ? »

En ce mois de janvier, marqué par la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, le dossier proposé porte sur les hérétiques… Que penser du concept d’hérésie et des hérétiques ? L’historien Lucien Febvre, lors d’une leçon s’exprima en ces termes : « Comme c’est de l’hérésie que se nourrissent, s’étoffent les religions, l’hérésie est nécessaire[ii] ». Que faut-il en penser ? Le concept d’hérésie est-il dépassé, dangereux, à revisiter ou à réhabiliter ? Au-delà de l’hérésie c’est bien la question de la relation entre chrétiens qui est posée. L’hérétique c’est l’autre et peut-être que l’autre a quelque chose à me transmettre.

 

Bonne année 2009 de la part de toute l’équipe de LP.

 

 



[i] La prédestination ; la Genève de Calvin ; la Picardie protestante.

[ii] Opportet haereses esse.



SOMMAIRE

Inventaire des hérésies (en ligne)

Qu’est-ce donc qu’un hérétique ?

Ces hérétiques, Pères de l’Église !

Servet, l’hérétique de Calvin ? (en ligne)

 



Histoire

INVENTAIRE DES HÉRÉSIES

 

Qu’est-ce qu’une hérésie ?

Pour les Grecs anciens, l’hérésie est un choix, puis une école de pensée. Progressivement l’hérésie devient « déviance sur le contenu de la foi » avec un paradoxe à noter pour les premières hérésies : l’hérésie précède l’orthodoxie ! Tant que la doctrine chrétienne n’est pas fixée (par les conciles et les Pères de l’Église) il ne peut y avoir de déviance vis-à-vis de la bonne doctrine ! Par exemple, c’est l’arianisme qui conduit à préciser le credo, la nature et la relation entre les trois personnes Père, Fils et Saint-Esprit, en réponse à Arius qui réduisait la divinité de Jésus. Cette situation a parfois conduit à classer telle doctrine comme hérésie a posteriori, voire tel théologien commeL'Eglise catholique terrassant l'hérésie représentée sous les traits d'une hydre (église de Herzeele) hérétique après sa mort !

Il faut distinguer l’hérésie du schisme qui est une rupture d’ordre disciplinaire. Ainsi catholiques et orthodoxes se séparent au XIe siècle pour des raisons d’autorité et non pour des raisons doctrinales. L’apostasie consiste à renoncer à une religion ou une doctrine. En résumé l’hérétique déforme un point de la doctrine chrétienne orthodoxe, tandis que l’apostat l’abandonne totalement. Le terme « hétérodoxie » est quasi synonyme d’hérésie en tant que doctrine contraire à l’orthodoxie, le caractère péjoratif en moins.

 

Peut-on faire un inventaire des hérésies ?

Pour faire un inventaire des hérésies, il faut d’abord définir la bonne doctrine ! En ce sens l’hérétique c’est l’autre ! Dans la Genève de Calvin, Servet est brûlé comme hérétique. Et il peut vous paraître évident que le catholique du XVIe siècle qualifie le protestant d’hérétique… mais à y regarder de plus près les choses sont plus complexes. En 1562 lors du colloque de Poissy réunissant catholiques et protestants, la vraie religion ne s’oppose pas à l’hérésie ! Des théologiens chrétiens sont réunis pour chercher un terrain d’entente. Dans l’édit de Nantes, le protestantisme est qualifié de religion certes prétendument réformée mais religion quand même. Castellion, le protestant, et Postel, le catholique, affirmeront que les divergences sont le signe de notre faiblesse humaine mais que catholiques et protestants sont d’accord sur l’essentiel. La Réforme ayant gagné royaumes et principautés, il est difficile de lancer des accusations d’hérésie contre un état entier. Les luthériens sont tolérés dans l’empire selon le principe « tel prince telle religion ». La notion d’hérésie commence alors à s’effacer… À l’heure de l’œcuménisme l’autre reste un frère. La foi est plus une quête de la vérité que la possession de la vérité… ce qui laisse un espace pour les doctrines divergentes.

Vous pouvez consulter ci-dessous une liste non-exhaustive des hérésies. Les hérésies d’avant la Réforme sont reprises dans une liste habituelle de l’Église catholique. Ensuite les listes sont propres aux catholiques et aux protestants.

 

Les hérésies christologiques 

Les hérésies christologiques portent sur la nature de Jésus… Cyrille d'Alexandrie terrassant nestorius (église Saint-Nicolas de Mala strana à Prague)

- Le docétisme affirme que le corps de Jésus est une apparence, que sa Passion et sa mort ne sont pas réelles. Le Christ étant Dieu, il n'a pu vivre et souffrir qu'en apparence (le docétisme est apparu au IIe siècle et a été condamné au concile de Chalcédoine en 451).

- L’arianisme affirme que Jésus n’est pas de la même substance que Dieu le père. Sa divinité lui est inférieure (l'arianisme est apparu au IIIe siècle et a été condamné au 1er concile de Nicée en 325).

- Le nestorianisme[1] distingue en Jésus-Christ deux personnes : l'homme et Dieu. Marie est la mère de l'homme Jésus, non la mère du Fils de Dieu (le nestorianisme est apparu au début du Ve siècle et a été condamné au 1er concile d’Éphèse en 431).

- Le monophysisme considère que la nature humaine de Jésus est absorbée par sa nature divine (le monophysisme est apparu au Ve siècle et a été condamné au concile de Chalcédoine en 451).

- L’adoptianisme affirme que Jésus ne serait devenu Fils de Dieu que par adoption au moment de son baptême dans le Jourdain. Il nie la nature divine de Jésus (l'adoptianisme est apparu au IIe siècle et a été condamné en 735 par le pape Adrien 1er).

 

Les hérésies dualistes

Les hérésies dualistes opposent un Dieu bon à un Dieu mauvais, le corps à l’esprit…

- Le marcionisme oppose le Dieu de la loi de l’Ancien Testament et le Dieu des évangiles du nouveau, le second abolissant le premier. Marcion rejette en bloc l’Ancien Testament, les écrits judaïsants du Nouveau Testament et ne garde que l’évangile de Luc et dix lettres de Paul ! Le marcionisme a conduit l’Église à fixer la liste canonique des écrits (le marcionisme est apparu au IIe siècle et a été condamné par les Pères de l’Église).

- Le gnosticisme pense que l’homme est prisonnier d’un monde matériel créé par un dieu mauvais, le démiurge. Seule la connaissance (gnose) de l’absolu, réservée à une élite, assure le salut (le gnosticisme est apparu au Ier siècle et a été condamné par les Pères de l’Église).

- Pour le catharisme, Satan qui a créé le monde matériel et corruptible s’oppose au Dieu bon qui a créé le monde spirituel et éternel (le catharisme a été condamné au IVe concile du Latran en 1215).

 

Les hérésies sotériologiques

Les hérésies sotériologiques posent la question des moyens de salut…

- Le donatisme affirme que la validité d’un sacrement dépend de la sainteté du ministre (évêque ou prêtre) (le donatisme est apparu au IVe siècle et a été condamné au concile de Rome en 313).

- Le pélagianisme insiste sur l'efficacité de l'effort individuel pour assurer son salut. Il nie la nécessité de la Grâce et l’existence d’un péché originel (le pélagianisme est apparu au Ve siècle et a été condamné définitivement au concile d’Éphèse en 431).

 

Les hérésies pneumatologiques

Les hérésies pneumatologiques concernent le Saint-Esprit…

- Le montanisme assure la promotion du Paraclet, c’est-à-dire du Saint-Esprit à côté du Père et du Fils. Le mouvement prend une dimension charismatique et eschatologique (le montanisme est apparu au IIe siècle et a été condamné par les évêques du voisinage).

- Le macédonianisme nie la divinité du Saint-Esprit, relégué au rang de créature ou d’intermédiaire (le macédonianisme est apparu au IVe siècle et a été condamné au concile de Constantinople en 381).

 

Autres hérésies pour les catholiques romains

- Le protestantisme (y compris l’anglicanisme) a longtemps été rangé dans la liste des hérésies. Il en va de même des dissidences médiévales, assimilées à une pré-réforme par les protestants (valdéisme, mouvement des Lollards, hussitisme).

- Le jansénisme affirme que l’homme déchu ne peut être relevé que par la grâce (soupçonné de calvinisme le jansénisme a été condamné dès 1643).

- Le modernisme concerne les doctrines qui visent à concilier le catholicisme et l’époque moderne (exégèse, science…) (le modernisme est apparu vers 1900 et a été condamné en 1907 par le pape Pie X).

  

Autres hérésies pour les luthéro-réformés

- L’anabaptisme, apparu dès les débuts de la Réforme, est assimilé par les luthériens et les réformés à une hérésie et a fait l’objet de persécutions.

- La condamnation pour hérésie de Servet facilite l’émergence d’une Église unitarienne. L’unitarisme est un christianisme qui rejette le dogme de la trinité. Jésus est l’homme le plus proche de Dieu.

- L’arminianisme tempère la prédestination absolue de Dieu. La condamnation de l’arminianisme lors du synode de Dordrecht en 1618 provoque la création d’une Église des remontrants.

 

É. Deheunynck

 



[1] Le pape Jean-Paul II et le patriarche iraquien Mar Dinkha IV, chef de l'Église assyrienne d'Orient, ont signé, le 10-11-1994, une déclaration qui clôt les controverses liées à l'hérésie de Nestorius.

 


 


Histoire et mémoire

 

SERVET, L’HÉRÉTIQUE DE CALVIN ?

 

Le 27 octobre 1553, à Champel, hors les murs de Genève mais aujourd’hui au centre de la ville, un homme est brûlé pour ses écrits, en particulier la Restitution chrétienne. Cet homme s’appelait Michel Servet. Cette exécution est souvent présentée comme une zone d’ombre dans la vie de Calvin. Que faut-il en penser ?

 

Qui était Michel Servet ?

Michel Servet (Miguel Serveto) est né en Espagne en 1509 (comme Calvin) ou en 1511. Ayant vécu surtout en France et sa mère étant française, il est souvent considéré comme Français. Il suit de brillantes études de droit à Toulouse et de médecine à Paris[1]. Il est également théologien et rencontre les réformateurs comme Œcolampade à Bâle et Bucer à Strasbourg. Son premier ouvrage sur Les erreurs de la Trinité est publié en 1531. Selon lui, le concile de Nicée s’est trompé. Le Saint-Esprit ne peut être une personne. « La Trinité est un cerbère »[1]. Le livre de Servet est interdit et son auteur est menacé de poursuites judiciaires. Pendant vingt ans, Michel Servet se fait discret et vit sous un faux nom, Michel de Villeneuve, du nom de sa ville natale. Il exerce la profession de médecin dans les environs de Roanne puis à Vienne au service de l’archevêque. Il continue ses travaux scientifiques et publie des traités de médecine, d'astrologie et de géographie.

Dans sa correspondance avec Calvin il fait part de ses idées sur la Trinité. Calvin se lasse assez vite de ces échanges épistolaires et invite Servet à lire l’Institution chrétienne. Dans une lettre à Farel (13 février 1546), le réformateur français laisse échapper ce mot néfaste : « Si Servet vient à Genève, je ne tolérerai pas qu'il en sorte vivant ! »

Michel Servet fait imprimer clandestinement à Vienne en 1553 un nouvel ouvrage La restitution chrétienne, dont il ne reste aujourd’hui que trois exemplaires. Il réaffirme l’idée que la Trinité n’a pas de fondement biblique, rejette le baptême des enfants et remet en cause le salut par la foi.

 

L’affaire Michel Servet

Michel Servet est dénoncé et emprisonné. Calvin fournit à l’Inquisition des documents compromettants : sa correspondance avec Servet. Mais le savant antitrinitaire s’évade… il est condamné à être brûlé vif, mais par contumace. Dans sa fuite Michel Servet passe à Genève et va au culte au temple de La Madeleine où prêche Calvin ! Il est reconnu et accusé pour ses écrits par le secrétaire de Calvin. Le Conseil (le gouvernement civil de Genève) lui intente un procès. Servet peut se défendre et consulter les livres de son choix. Il va être jugé par le Petit Conseil, contrôlé par les adversaires de Calvin qui forment le parti libertin. Mais Servet accuse Calvin et fait du procès une affaire personnelle ! Les Églises de Suisse sont consultées. Certaines réponses sont cinglantes. « La sainte providence de Dieu, disent les Zurichois, vous offre à cette heure une occasion de vous laver, ainsi que nous, de l'injurieux soupçon d'être hérétiques et favorables à l'hérésie. » Ainsi le conseil qui ne veut pas être accusé de mollesse à l’égard de l’hérésie prononce la peine de mort et non le bannissement… Michel Servet est ainsi brûlé deux fois, en effigie par les catholiques et en chair et en os par les réformés !

 

Les suites de l’affaire

Aujourd’hui Michel Servet est présenté comme la victime[2] la plus célèbre du protestantisme. Pourtant, dans un premier temps, son exécution a été vue d’un œil favorable ! Le protestantisme avait une orthodoxie, donc des hérétiques, comme le catholicisme. Il acquit ainsi une forme de légitimité et pouvait plus difficilement être lui-même accusé d’hérésie. Mais certaines voix se sont néanmoins fait entendre dès l’époque de Calvin. Ainsi Sébastien Castellion écrivit : « Je ne suis pas d'accord avec toutes les idées de Servet, mais il a le droit d'exprimer les idées qui sont les siennes... » ou encore « Tuer un homme, ce n'est pas tuer une doctrine ; c'est tuer un homme. »

À partir du XVIIIe siècle, Servet devient la grande victime de l’intolérance protestante. Au début du XXe siècle, six monuments sont érigés à sa mémoire. Paradoxalement ce sont « les fils respectueux et reconnaissants de Calvin » qui érigent en 1903 le premier de ces monuments à Champel, sur le lieu même de l’exécution. Mais c’est un monument d’expiation et d’absolution, qui veut en finir avec la faute de Calvin. Calvin a commis une erreur mais ce fut « celle de son siècle ». Les protestants veulent ainsi désamorcer le problème que représente Servet pour la réputation de Calvin… avant les commémorations de 1909 ! Trois autres monuments ont été érigés en France à Annemasse, Vienne et Paris. Ils se présentent tous comme des monuments pour la tolérance, mais peuvent aussi prendre une coloration antiprotestante comme celui d’Annemasse.

 

Conclusion

En général le débat se focalise sur la personne de Calvin. Ses défenseurs font remarquer qu’il n’a ni jugé, ni condamné, ni fait exécuter Michel Servet, mais que ses adversaires du parti libertin l’ont fait. Ses détracteurs rappellent que le réformateur français a envoyé des documents confidentiels à l’Inquisition romaine et qu’il a accusé Michel Servet lors de son passage à Genève. Pour ma part je pense que l’affaire Servet dépasse largement les questions de personnes et doit nous interroger sur la notion d’hérésie. Ce concept est la clé d’interprétation de toute cette affaire. Il ne laisse pas place au débat même avec un homme comme Servet qui s’appuie sur le texte biblique et les écrits des Pères de l’Église ! De plus l’hérésie n’est pas vue comme une opinion mais comme un poison dont il faut se prémunir. L'hérétique en tuant l'âme est plus coupable que celui qui accomplit un crime de sang. Il est plus dangereux : il risque d'infecter la population. Pire encore, pour ne pas être accusé de faiblesse face à l’hérésie, la rigueur face à l’hérétique est quasi-obligatoire. Au-delà de Calvin c’est bien le concept d’hérésie qui est en cause. À nous de le chasser de notre vocabulaire et de nos cœurs.

 

É. Deheunynck

 

 

INSCRIPTION SUR LE MONUMENT EXPIATOIRE DU SUPPLICE

DE MICHEL SERVET À CHAMPEL

 

le 27 octobre 1553 mourut sur le bûcher à Champel MICHEL SERVET de Villeneuve d'Aragon né le 29 septembre 1511. Fils respectueux et reconnaissants de Calvin notre grand réformateur mais condamnant une erreur qui fut celle de son siècle et fermement attachés à la liberté de conscience selon les vrais principes de la réformation et de l'évangile nous avons élevé ce monument expiatoire.

LE 27 OCTOBRE 1903

 

 

INSCRIPTION DU MONUMENT D’ANNEMASSE (quatre faces)


I - À Michel Servet apôtre de la libre croyance et martyr de la libre pensée né à Villeneuve d'Aragon le 29 septembre 1511. Sur la dénonciation de Calvin brûlé en effigie à Vienne par l'Inquisition catholique le 17 juin 1553 et brûlé vif à Genève le 27 octobre 1553.


II - L'arrestation de Servet à Genève où il n'avait ni publié, ni dogmatisé et où par conséquent il n'était pas justiciable, doit être regardée comme une barbarie et une insulte au droit des nations. Enfermé dans une prison humide, malade et privé de tout secours, Servet écrivait à ses juges : « Je vous supplie... que vous plaise abréger ces grandes dilations... vous voyez que Calvin... pour son plaisir me veut faire ici pourrir en la prison. Les poux me mangent tout vif, mes chausses sont déchirées et n'ai de quoi changer ni pourpoint, ni chemise qu'une méchante... »


III - Michel Servet helléniste, géographe, médecin, physiologiste, a bien mérité de l'humanité par ses découvertes scientifiques son dévouement aux malades et aux pauvres, l'indomptable indépendance de son intelligence et de sa conscience. « Au moment suprême, comme dans tout le cours de son procès, jamais un mot de rétractation ne sortit de la bouche de Servet. Ses convictions étaient invincibles et il avait fait à la cause de la vérité le sacrifice de sa vie. » Jules Barni. 1862


IV - Un emplacement ayant été refusé par le Conseil administratif de la ville de Genève à la statue de Michel Servet offerte par souscription internationale, le Comité en a fait remise à la municipalité d'Annemasse. Elle a été inaugurée le 25 octobre 1908, M. J. Cursat étant maire d'Annemasse, et MM. A. Pellet et E. Laurencin, adjoints.

 



[1] Chien à trois têtes, gardien des enfers



[1] Ambroise Paré est alors son camarade de classe. On attribue à Servet la découverte de la petite circulation sanguine.

[2] Michel Servet n’est pas la seule victime. En 1547, à Genève, Gruet est décapité parce qu'il mettait en doute l'autorité souveraine des Écritures saintes. En 1566, Jean Tillis est décapité à Berne, parce qu'il est considéré comme antitrinitaire. En 1572, Sylvanus, à Heidelberg, est décapité pour cause d'arianisme (il nie une certaine forme de divinité de Jésus-Christ)…

 

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