Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog de Liens protestants, le journal protestant du nord

Evangéliser aujourd'hui (janvier 2008)

21 Février 2009 , Rédigé par Liensprotestants Publié dans #2008

Éditorial

 

 

ÉVANGÉLISER AUJOURD’HUI

 

 

En ce mois de janvier les chrétiens vont célébrer leur unité qui est autant un idéal qu’une réalité. Ils ont au moins en commun l’Évangile. Cette bonne nouvelle est à proclamer comme nous y invite l’Esprit-saint de la Pentecôte. Il y a quelques années, Jean-Paul II avait lancé la « nouvelle évangélisation ». Les prédicateurs américains se présentent comme des télé-évangélistes… Évangéliser est la raison d’être de l’Église, mais que faut-il entendre par ce verbe ? S’agit-il de répandre la bonne nouvelle et changer la vie de ceux qui la reçoivent ou de convertir au christianisme ou encore d’attirer de nouveaux fidèles dans son Église ?

Il nous faudra dans un premier temps répondre à cette question. La réponse a pu varier au cours des siècles : au premier siècle, il s’agissait de convertir au christianisme, au XVIe siècle de gagner des fidèles à son Église. Aujourd’hui les avis semblent un peu plus partagés. C’est pourquoi nous avons demandé l’opinion d’une catholique (sœur Agnès), d’un prêtre orthodoxe (père Jean Maquart) et d’un pasteur réformé (Frédéric Fournier).

L’autre question est de l’ordre du comment. Comment aujourd’hui peut-on évangéliser ? Les moyens traditionnels comme la transmission familiale et la catéchèse sont-ils obsolètes ou à renouveler ? Les « Cours Alpha » sont en vogue. Les rassemblements de jeunesse ont du succès. Les retraites spirituelles attirent de plus en plus. Que doit-on penser de ces nouveaux moyens d’évangélisation ? Sont-ils éphémères ou prometteurs ?

Comme l’Église des premiers siècles nous devons proclamer la bonne nouvelle… mais probablement de différentes manières.

 

Bonne lecture et bonne année 2008.

 

LP

 


Réflexion synodale

 

AU DÉFI DE LA TRANSMISSION…

 

1. Cinq aspects de transmission

Je propose que nous réfléchissions sur la question de la transmission qui est au cœur de notre ministère commun à tous : être témoins du Christ. La transmission donc ! Comment faire ? Ne sommes-nous pas, selon les sociologues, aujourd’hui dans une crise de transmission suite à la perte de l’autorité et de la tradition, suite à une culture qui favorise plutôt l’individu et son épanouissement personnel, suite à une ambiance qui exige le lien direct au lieu de passer par les médiations ?

À partir de cinq verbes que Gérard Delteil a proposés lors de la journée de formation catéchétique en mars dernier et à partir de la lecture du livre du Deutéronome, je voudrais essayer d’éclairer plusieurs aspects de la transmission, autrement dit, des trajets possibles de la transmission de l’Évangile.

Annoncer souligne la transcendance de la Parole. L’origine toujours nous échappe. Tout l’Évangile nous dit ce trajet d’une parole qui vient à nous, qui fait événement dans notre histoire, et nous confronte à une réalité ultime. D’un côté il y a celui qui sait, de l’autre côté il y a celui qui ignore.

Témoigner marque notre rencontre avec la Parole. Il n’est pas de transmission qui ne passe par ce lien existentiel avec l’Évangile. Transmettre fait toujours appel à quelque chose qui a fait trace en nous. Autrement dit, dans la transmission comme témoignage il y aura toujours une implication personnelle.

Communiquer déplace l’accent sur la relation et sur les partenaires. La parole naît de l’écoute de l’autre, elle se déploie dans l’échange et l’interrogation mutuelle. Transmettre n’est jamais à sens unique. La parole se donne toujours au présent dans l’événement de la rencontre. Il ne s’agit plus premièrement d’une transmission de quelque chose du passé, d’un héritage. Le curseur est mis sur le présent, l’aujourd’hui.

Interpréter traduit la particularité de notre perception de l’Évangile et de notre expression de la foi. La transmission ne saurait se jouer dans la répétition. Elle appelle cette incessante révision de nos formulations et de nos langages. Il ne peut y avoir une répétition dans la transmission. La transmission exige une approbation personnelle qui doit se déployer dans la pluralité.

Cheminer exprime à la fois un compagnonnage et une quête. Un peu comme dans l’évangile de Marc – Seigneur, tout le monde te cherche – C’est dans le cheminement qu’une Parole peut surgir, inattendue, inouïe. Cette transmission nous met devant une Parole toujours à-venir. Autrement dit ce trajet de transmission met l’accent sur le futur. On n’est plus dans l’héritage, ni dans la compréhension du présent. Nous sommes dans le registre de l’Espérance, d’une parole à-venir…

 

2. Le projet « deutéronomiste » de la Transmission

Le deutéronome propose un sixième trajet de transmission, que j’appelle le trajet de l’apprentissage permanent. Un trajet qui se décline en cinq autres verbes qui nous éclairent sur la transmission comme un dialogue permanent entre maître et élève.

Écouter – Tout processus de transmission commence par l’écoute. Écoute Israël. Écoute car dans chaque parole biblique, sur chaque page des Écritures, se cache la voix vivante de Dieu qui cherche à se faire entendre. Sans cet appel à l’écoute, comme un acte spirituel, le texte reste un texte avec des lettres mortes. Il faut d’abord se mettre en dialogue avec le texte biblique. Écoute donc ces paroles que j’institue pour toi aujourd’hui.

C’est le texte qui te parle comme un maître parle à son sujet et qui t’invite pour un entretien, qui t’invite à dialoguer. L’Église vit de cette voix vivante qui s’exprime de multiples manières et qui demande à être entendue dans les situations diverses.

Expérimenter – Tu les inculqueras à tes fils et tu en parleras quand tu seras chez toi et quand tu seras en chemin, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras.

Bien que la parole biblique reste le sujet principal, celui qui se met à son écoute est tout de suite mis dans le rôle de maître – tu les inculqueras à tes fils – Voilà l’originalité du deutéronome : l’élève, celui qui écoute le texte-maître, est tout de suite mis dans le rôle de celui qui doit transmettre. C’est l’élève, le disciple qui doit transmettre tout au long de son parcours d’apprentissage.

Ce processus d’apprentissage doit s’inscrire dans le quotidien. Les paroles écoutées doivent se lier à notre vie de tous les jours, dans le concret de nos préoccupations. C’est dans le quotidien qu’il faut pratiquer et expérimenter la Parole de Dieu, sinon l’enseignement restera stérile.

Agir - Tu les attacheras comme un signe à ta main. Tout ce que l’expérience au quotidien t’aura appris, transforme-le en actes, en décisions. Fais ce que l’entretien avec les textes bibliques t’a appris. L’écoute de la Bible vise un acte. La parole écoutée doit devenir visible, se traduire en actes.

Espérer - elles (les paroles) seront un fronteau entre tes yeux. Pour que l’écoute, l’approbation et l’acte ne se heurtent pas au mur du court terme, le deutéronome t’exhorte à garder les paroles entre tes yeux, à regarder plus loin que tes actes qui peuvent toujours décevoir. Ne te prive pas de l’attente de ce qui doit venir. Mets-toi sans cesse devant cet horizon d’attente. Tout acte doit et peut être rempli, accompagné de l’Espérance que Dieu n’abandonne pas l’œuvre qu’il a commencée avec les hommes.

Rendre public - Tu les écriras sur les montants de la porte de ta maison et aux portes de tes villes. Tout ce que tu as appris, par expérience, par acte, par espérance, tout cela tu dois le rendre accessible pour tous, être prêt à le partager avec le plus grand nombre. La parole de Dieu nous pousse vers l’extérieur pour être testée dans l’espace public, dans la rue, dans la cité.

 

3. Si je n’avais pas l’amour

Écouter - expérimenter - agir - espérer - rendre public. Voici donc les cinq verbes qui figurent dans les versets 5 à 9. Cinq verbes que le deutéronome nous propose pour tracer un trajet de la transmission comme un apprentissage permanent. Ces cinq verbes, en revanche, sont précédés par un autre verbe au verset 4 !

Aimer - tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force.

Aucun trajet de transmission ne réussira si celui-ci n’est pas habité par un amour, une fidélité engagée pour son Dieu, par un désir de communion. Avec l’apôtre Paul on pourrait dire :

Quand j’aurais la capacité – la technique – de parler en prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j’aurais même toute la foi pour déplacer les montagnes, quand j’aurais tout compris de la transmission, si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien.

Annoncer-proclamer-communiquer-interpreter-cheminer-écouter-expérimenter-agir-espérer-rendre public.

Dix verbes pour transmettre, qui se présentent comme des déclinaisons du verbe aimer, pour nous aider à être une Église de témoins.

Dix paroles pour transmettre l’Évangile au monde. Dix paroles pour former des phrases avec plusieurs verbes et qui correspondent à l’histoire de chacun et chacune. Dix paroles qui nous permettent d’inscrire l’Espérance et la Résurrection dans la vie et dans l’histoire de chacun et chacune qui croisent vos chemins.

 

4. Au commencement

Car au commencement, avant tout verbe, il y a ce verbe fait chair : le Christ Jésus. Plus fort sera notre attachement au Christ, plus nous entretiendrons des liens d’amour au sein de l’Église, plus la transmission sera crédible, audible et visible aux yeux de ceux qui nous entourent.

C’est le Christ, verbe premier, qui tient l’Alpha et l’Oméga mais il nous laisse les autres lettres de l’alphabet pour écrire des paroles nouvelles, des paroles de confiance et d’espérance pour un monde à transformer, à évangéliser par sa Grâce. Le Christ se tient au début et à la fin de notre histoire, de notre voyage. À nous de faire route ensemble, sans crainte, pour annoncer son Évangile, en communion d’Église !

 

Jan Albert Roetman


Témoignage

 

LES COURS ALPHA

 

Une centaine d’Églises catholiques et protestantes, en Île-de-France, ont organisé le soir du mercredi 26 septembre 2007 des dîners ouverts à tous pour explorer la foi chrétienne. Plusieurs centaines de personnes ont répondu positivement à l’invitation et ont échangé autour d’une même question : « Le christianisme : faux, ennuyeux, dépassé ? » C’est le premier des thèmes du parcours Alpha, introduit en France depuis plus de dix ans par Marc de Leyritz.

Force est de constater qu’en quelques années, les parcours Alpha se sont multipliés dans nombre d’Églises chrétiennes, quelles que soient leurs confessions. Né il y a une vingtaine d’année dans une paroisse anglicane du centre de Londres, Holy Trinity Brompton, cet instrument créé par une paroisse au service des paroisses a été développé par plusieurs pasteurs et formalisé par le pasteur actuel de Holy Trinity Brompton, Nicky Gumbel. Depuis 1992, trente-cinq mille paroisses de la plupart des traditions chrétiennes dans le monde l’ont adopté. On estime que près de neuf millions de personnes ont suivi un parcours Alpha dans une église près de chez elles. Dans certains pays, une majorité d’aumôneries étudiantes et d’aumôneries des prisons proposent, elles aussi, un parcours Alpha.

En France, les premiers parcours Alpha ont été lancés vers 1997 mais c’est en 1999 que la dynamique s’engage, quand une trentaine de paroisses et d’Églises essayent la formule. Après une année de tests et de prises de contact, en lien avec la paroisse d’origine d’Alpha à Londres et la conférence des évêques de France, une association a été créée pour aider les paroisses et aumôneries à annoncer l’Évangile au moyen de cet outil.

En sept ans, près de cinq cents paroisses et Églises, catholiques et protestantes, se sont appropriées ce mode de transmission de la foi et plus de quarante-cinq mille personnes ont pu faire une expérience positive de l’Église à travers Alpha. Environ huit mille animateurs ont été formés pour organiser ce parcours.

 

Mais alors qu’est-ce que le parcours Alpha ?

Au-delà des chiffres que recouvre cet instrument ? Alpha est un parcours d’introduction à la foi chrétienne en dix soirées, avec un week-end proposé à mi-parcours sur le thème du Saint-Esprit. Chaque soirée se déroule à l’identique. On se rencontre autour d’un dîner convivial, puis un exposé sur un des éléments fondamentaux de la foi chrétienne est donné, enfin la soirée se clôture par un temps d’échange très ouvert où rien n’est tabou. L’objectif est d’offrir à toute personne qui souhaite en savoir plus sur la foi chrétienne, ou à celles qui veulent en reprendre les bases, un cadre convivial et informel pour s’y initier.

Quant au contenu des enseignements, il n’est pas confessionnel ou dogmatique, mais essentiellement biblique et largement imprégné d’une théologie paulinienne. Ceci explique que, pour la première fois à cette échelle, un outil commun est utilisé par la plupart des confessions chrétiennes pour présenter l’Évangile. Cela est encore plus vrai pour la France, historiquement marquée par des divisions entre chrétiens, autrefois meurtrières et aujourd’hui encore douloureuses.

Cependant au-delà de la théologie, c’est de rencontre et de liberté dont il est question. La convivialité n’est pas ici un artifice de communication, mais une base sur laquelle la rencontre peut s’initier et se vivre. Ainsi, le repas qui ouvre chaque cours n’est pas facultatif, mais le point de départ de cette rencontre et du partage qui en découlera, un partage qui implique le respect et la liberté : liberté de venir et de ne plus venir s’il y a déception, sans se sentir jugé d’avoir interrompu le parcours ; liberté aussi dans les échanges, s’il y a un enseignement, chacun doit pouvoir exercer sa liberté de parole. Chaque parole, même la plus critique, doit être accueillie avec respect.

Quant aux exposés, ils véhiculent un message central, à savoir que le christianisme n’est pas un code de règles morales, mais avant tout une relation personnelle avec Dieu, par Jésus-Christ Sauveur, dans l’Esprit-saint, et que cette relation, vécue dans l’Église peut transformer une vie. Les thèmes abordés lors des rencontres sont donc les suivants :

-           Le christianisme : faux, ennuyeux et dépassé ?

-           Qui est Jésus ?

-           Pourquoi Jésus est-il mort ?

-           Comment être certain de sa foi ?

-           Lire la Bible : pourquoi et comment ?

-           Prier : pourquoi et comment ?

-           Comment Dieu nous guide-t-il ?

-           Qui est l’Esprit-saint ?

-           Que fait l’Esprit-saint ?

-           Comment être rempli de l’Esprit-saint ?

-           Comment tirer le meilleur parti du reste de ma vie ?

-           Comment résister au mal ?

-           En parler aux autres : pourquoi et comment ?

-           Dieu guérit-il encore aujourd’hui ?

-           Qu’en est-il de l’Église ?

 

À quel besoin répond Alpha ?

Que chacun de nous aille scruter les étals des grandes librairies urbaines et leurs rayons spiritualités et religions. Un simple coup d’œil suffit pour apprécier le succès des nouvelles religiosités, du New-Age, de l’ésotérisme sous toutes ses formes. Ceci nous montre qu’aujourd’hui, effectivement, de nombreuses personnes sont en recherche spirituelle. Paradoxalement, si toutes ces « offres spirituelles » sont disponibles à chaque coin de rue et dans tous les magazines populaires, pour ceux qui s’interrogent sur le christianisme, il n’est pas toujours simple de savoir à quelle porte frapper. Il est vrai que l’Église peut paraître intimidante ou difficile d’accès. On a peur d’y être vu ou d’y être jugé. Alpha se veut être au service des Églises locales, s’offre comme un « sas de découverte » où toute personne peut ouvrir le dossier christianisme, dans une atmosphère de simplicité informelle.

La « convivialité », ce mot nous l’avons déjà rencontré, il nous faut de nouveau le mentionner. Dans un contexte largement marqué par l’individualisme et le délitement du tissu social, Alpha offre une découverte de l’Évangile dans un cadre convivial, où des liens d’amitié et d’entraide se créent. Créer du lien c’est instaurer un climat de confiance et de fraternité, c’est donc refuser toute position dominante. Aujourd’hui l’Évangile ne peut plus se transmettre de haut en bas, de celui qui sait vers celui qui apprend. C’est donc d’un parcours qu’il s’agit, autrement dit un chemin sur lequel tous se reconnaissent d’abord comme égaux et partagent les mêmes questions. Et c’est en partageant les mêmes questions que l’on peut partager ce qu’on aura reçu de l’Évangile et de ses expériences avec Dieu.

Enfin, et cet aspect ne doit pas être sous-estimé, dans le cadre de ces rencontres qui se tiennent à « la frontière extérieure » des Églises locales, ce parcours permet d’accueillir ceux qui ont soif de repères, de sens, de spiritualité, mais qui sont en froid avec l’Église. Dans une société où les grandes institutions sont mises à mal, l’Église ne fait pas exception et les groupes de discussion offrent un lieu ouvert à l’expression de ces difficultés. Le parcours Alpha se termine par un enseignement sur l’Église, il ne faut donc pas s’en étonner. On ne peut bien parler de l’Église que sur un chemin de foi déjà engagé.

 

Conclusion

En aucun cas les initiateurs du parcours Alpha n’ont pensé ni présenté cet outil comme le plus abouti, le plus performant. Il reste néanmoins un succès qui d’année en année ne se dément pas. On peut en donner plusieurs raisons, qui ont déjà été soulignées lors de cet article. D’abord, l’aspect non confessionnel, non dogmatique. Il s’agit de bases bibliques qui auront ensuite besoin d’être structurées par une théologie. Une limite qui est gage d’universalité, chaque confession peut s’y retrouver librement. Ensuite la dimension fraternelle qui répond à un besoin de lien social.

Enfin, la structure Alpha permet une utilisation rapide et efficace de cet outil. Le parcours est balisé par des enseignements qui peuvent être donnés par des prêtres ou des pasteurs, mais aussi par des laïcs. Et si ces derniers ne se sentent pas à la mesure de la tâche, tous ces enseignements existent sur support DVD. Des invitations, aux manuels des participants comme des organisateurs, en passant par les enseignements sur support audiovisuel, tout est immédiatement disponible. Enfin des conférences régionales sont régulièrement organisées pour aider et accompagner celles et ceux qui souhaitent se lancer dans l’aventure.

Mais le succès de cet outil doit nous interroger, que nous l’utilisions ou pas. Parce qu’il témoigne d’abord d’un désir grandissant parmi le peuple de Dieu, celui de partager sa foi et son espérance. Les Églises semblent aujourd’hui décomplexées mais sans donner dans l’arrogance ou le triomphalisme. Alpha témoigne de ce désir dans l’Église, de témoigner dans le respect et la fraternité.

Ce succès doit nous interroger ensuite, car les participants sont là, ils répondent, même si tous les groupes, de sessions en sessions, ne connaissent pas un égal succès. Mais là encore, il ne s’agit pas de plébisciter un instrument, mais d’accueillir ce qu’il révèle, à savoir, qu’effectivement, de plus en plus d’hommes et de femmes sont en recherche spirituelle. Nous le voyons déjà dans nos paroisses, en tout cas les plus urbaines, avec des nouveaux arrivants. Il s’agit avant tout de notre responsabilité de les accueillir et de les catéchiser, ce qu’ont fait finalement les réformateurs en promouvant la lecture de la Bible et des catéchismes. Ici un outil nous est proposé pour baliser bibliquement les premiers pas de cette quête.

 

Xavier Langlois


Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article