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Le blog de Liens protestants, le journal protestant du nord

L'Egypte des chrétiens, coptes, grecs-orthodoxes, protestants... (février 2009)

24 Février 2009 , Rédigé par Liensprotestants Publié dans #2009

Éditorial

 

L’ÉGYPTE DES CHRÉTIENS

 

Vous connaissez sûrement l’Égypte pharaonique, avec ses pyramides, ses hiéroglyphes et ses momies, l’Égypte musulmane, celle des sultans (Saladin), des universités islamiques (El Azhar) et des souks, mais connaissez-vous l’Égypte chrétienne ? Les chrétiens orientaux les plus nombreux sont, de loin, les chrétiens d’Égypte, appelés aussi coptes. L’Égypte fut l'un des berceaux du christianisme avec la prestigieuse école théologique d’Alexandrie et aussi un lieu de naissance du monachisme chrétien… L’Égypte des chrétiens ne se limite pas seulement à celle des coptes, il faut y ajouter celle des grecs-orthodoxes occupant le illustre monastère Sainte-Catherine et celle des protestants, très présents par leurs œuvres caritatives.

Avec articles, carte et témoignages, LP vous propose donc de découvrir cette Égypte méconnue, celle des chrétiens.

 

Bonne lecture.

                                                              LP

SOMMAIRE

Qui sont les coptes ? (en ligne)
Interview
L'Égypte, berceau du monachisme
Sur les pas de Moïse

Église copte et œcuménisme

Les coptes protestants (en ligne)

Les vierges noires



 

Église

QUI SONT LES COPTES ?

 

L'Église Copte Orthodoxe[1], dite du Saint Siège d'Alexandrie, est une église orientale ancienne, principalement basée en Égypte. Elle fut fondée par saint Marc l'Évangéliste, en l'an 42. Actuellement, Sa Sainteté Abba Chénouda III, Pape d'Alexandrie et Patriarche de la Prédication de saint Marc par une succession apostolique ininterrompue, est le 117ème  successeur. L’Église Orthodoxe Copte appelée Patriarcat orthodoxe d'Alexandrie est membre du Conseil œcuménique des Églises ainsi que du Conseil des Églises du Moyen-Orient. Le siège d'Alexandrie fait partie des cinq sièges papaux de l'Église universelle avec Rome, Constantinople, Antioche et Jérusalem. L'Église d'Alexandrie devint l'un des fleurons de l'Église des premiers siècles tant par sa doctrine que par sa spiritualité ayant à sa tête de grands théologiens et dans ses déserts les premiers moines. L'Égypte dispose au travers de son Église, qui a eu son âge d'or lors des premiers siècles du christianisme, d'un patrimoine ancien et particulièrement précieux pour tout le monde chrétien et l'humanité entière.

 

L’IDENTITÉ COPTE

Par commodité, en Égypte, le terme copte désigne généralement l’ensemble des chrétiens tous rites confondus. Ce sont les conquérants de l’Égypte au VIIe siècle qui réservent le mot "Qopte" aux habitants de la vallée du Nil : à l’époque, presque tous étaient chrétiens. Ils les appelaient " qpt ", " gpt " ou encore " cophte ". Le terme copte, qui avait à l’origine un sens ethnique, s’est donc chargé d’un sens religieux. La notion s’applique à tout ce qui se rapporte à la vie des chrétiens d’Égypte : église, liturgie, langue[2], littérature, écriture, vie religieuse, monachisme, musique, arts, vie sociale, mœurs, aussi bien qu’objets d’usage courant : vêtements, bijoux, instruments de travail... etc. D’ailleurs le mot copte vient du grec aiguptios[3] qui signifie égyptien.

Ces chrétiens du Nil se voient comme les descendants des Égyptiens anciens, les musulmans étant associés à l’envahisseur arabe. Les coptes insistent donc sur leur filiation avec l’Égypte pharaonique. Cela est défendable génétiquement et culturellement… Les coptes sont exempts de tout métissage avec les occupants arabes. La vieille langue pharaonique a survécu sous la forme des dialectes coptes[4] dans un pays qui est géographiquement un monde isolé. Les coptes affirment aussi la filiation religieuse entre christianisme et religion pharaonique. Il est vrai que certaines croyances ont favorisé l’implantation du christianisme en Égypte, comme la croyance au jugement des morts et le mythe d’Osiris, Dieu ressuscité par Isis. Ainsi, l'Église d'Alexandrie, fidèle au principe orthodoxe de sanctification de la culture locale a conservé dans sa liturgie des éléments christianisés du culte pharaonique. Elle a su aussi garder des traditions exégétiques et cultuelles de la synagogue, reçues de la communauté juive d'Alexandrie. Pour le copte, l’Égypte est le « pays béni de Dieu » et n’est plus le pays de la servitude de l’Ancien Testament. La sainte famille, selon Matthieu 2, s’est réfugiée en Égypte. D’après la tradition copte, elle a cheminé La fuite en Egypte dans le quartier de Mokkatam (Le Caire)jusqu’au Deir El-Muharraq (340 km au sud du Caire) et y a séjourné durant trois ans et demi. De nombreux lieux de culte commémorent cette fuite comme l’église Saint-Serge du Caire (lieu du repos des fugitifs) et l’église de Gebel el Teir (ou montagne de la main, car l’enfant y arrêta une pierre). C’est l’évangéliste Marc qui annonça l’Évangile à Alexandrie, une ville cosmopolite dans laquelle se mêlaient populations égyptienne, grecque et juive. Le christianisme s’implanta d’abord dans l’importante communauté juive. La christianisation des masses se fit plus tard par les monastères.

Progressivement une Église autonome se constitue, originale par ses rites et ses croyances. La doctrine est dite monophysite (comme pour l’Église jacobite de Syrie), affirmant que la nature divine du Christ absorbe sa nature humaine. Il s’agit donc d’une communauté préchalcédonienne (refusant les conclusions du concile de Chalcédoine) et non orthodoxe. La grande place accordée aux anges trahit peut-être une influence gnostique. Le rite est dit alexandrin, la langue copte étant la sacra linga et l’arabe la langue vulgaire comprise par les fidèles. Contrairement aux autres rites orientaux, le rite alexandrin est assez dépouillé. Les évêques portent un turban d’étoffe (ballin) et les prêtres un bonnet pointu (tailasana). Héritiers d’une civilisation millénaire, les coptes gardent une vive conscience d’eux-mêmes à travers une Église autonome et des événements fondateurs (la fuite en Égypte et l’apostolat de Marc). Ce particularisme, voire cet isolement des coptes, ne doit pas nous faire oublier que l’Égypte fut l’un des berceaux du christianisme qui connut son âge d’or du IVe au VIIe siècle.

 

L’APOGÉE DU CHRISTIANISME ÉGYPTIEN

Après les persécutions du IIIe siècle, le christianisme s’impose avec l’empereur Théodose et la fermeture des derniers temples de la religion pharaonique. Le christianisme égyptien se construit alors sur trois piliers : l’école de théologie d’Alexandrie, le siège du patriarcat de la même ville et le monachisme né dans le désert égyptien (voir article suivant sur ce dernier point).

Vers 180, l’école théologique d’Alexandrie,  le Didascalée, fut le lieu de la rencontre entre l’Évangile et la philosophie grecque. En sont sortis d’illustres théologiens comme Athanase, qui contribua à lutter contre l’arianisme, Origène, le père de la critique textuelle de la Bible, Denys d’Alexandrie, connu pour ses écrits pastoraux.

Le christianisme égyptien s’est aussi appuyé sur le prestigieux siège patriarcal d’Alexandrie. Le chef de l’Église copte porte toujours le titre de « Très Saint Père, Patriarche d’Alexandrie, de toute l’Égypte, de la Nubie, de l’Éthiopie[5], de la Pentapole et de tout le pays évangélisé par saint Marc ». Il est aussi appelé pape ou successeur de saint Marc. Lors du concile de Nicée en 325, le patriarche d’Alexandrie occupe le second rang de l’ordre de préséance, derrière Rome. En 431 au concile d’Éphèse, c’est Cyrille, patriarche d’Alexandrie, qui triomphe de Nestorius, patriarche de Constantinople ! Mais il en va différemment en 451 au concile de Chalcédoine. Le patriarche d’Alexandrie est condamné à l’exil et la thèse qu’il défend, le monophysisme, est jugée hérétique. Les monophysites forment une Église autonome et s’appuient sur la population des campagnes. La doctrine monophysite devient une arme de résistance au pouvoir byzantin, la doctrine orthodoxe étant celle des étrangers. Le patriarche orthodoxe reste à Alexandrie, tandis que le patriarche copte s’installe dans le désert[6]. Il n’est donc pas étonnant que les Égyptiens accueillent « à bras ouverts » l’envahisseur perse en 619. Il en va de même en 640 avec les Arabes. Les coptes triomphent ainsi des orthodoxes et se débarrassent du pouvoir byzantin, la présence des Arabes étant vue comme temporaire…

 

LES COPTES SOUS LE CROISSANT

Les Arabes garantissent dans un premier temps la liberté religieuse et éliminent le pouvoir byzantin honni. Mais rapidement est mis en place un régime discriminatoire celui de dhimmi. Les coptes sont accablés par de lourds impôts à moins qu’ils ne se convertissent à l’islam. Ils sont victimes de persécutions sporadiques, celles de al Hakim étant les plus virulentes. Les écoles et les monastères sont fermés. La langue arabe supplante la langue copte limitée au rôle de langue sacrée. Les coptes connaissent aussi quelques moments de répit[7] sous les Fatimides (dynastie chiite alors que la majorité des Égyptiens est devenue sunnite) et sous les Ayyoubides (la dynastie de Saladin). Au passage, signalons que le règne du tolérant Al-Kâmil sultan de la dynastie des Ayyoubides (1218-1238) – qui reçut saint François d’Assise - passe pour avoir été le plus favorable pour l’Église d’Égypte. Il est vrai que les coptes avaient fait preuve d’un bel esprit patriotique en se battant contre les envahisseurs occidentaux lors de la cinquième croisade (1218-1221).

Mais au XIVe siècle, les chrétiens ne représentent plus que 10 % de la population. Le christianisme ne survit plus que dans des zones isolées comme les campagnes de moyenne Égypte. Paradoxalement cette léthargie le sauve. Le pouvoir[8] oublie cette minorité qui survit dans quelques régions refuges et isolées. Lors de la période ottomane des compétences civiles sont accordées au patriarche copte qui est reconnu comme chef de la communauté. Au XIXe siècle le pacha Mehmet Ali mène une politique d’ouverture de l’Égypte à l’Occident. En 1855 l’impôt spécial qui touche les chrétiens est aboli, en 1866 les coptes obtiennent l’égalité juridique. L’arrivée des missionnaires catholiques et protestants finit par sortir les coptes de leur léthargie. Ils créent un réseau d’écoles, des imprimeries, des hôpitaux (société copte de charité). Des fonctionnaires sont recrutés parmi les coptes. En 1908 un copte, Boutros Ghali, devient chef du gouvernement. Le XIXe siècle est celui de l’émancipation politique et sociale des coptes. Au XXe siècle, ils participent au mouvement d’indépendance et rejoignent le parti nationaliste wafd. Le nationalisme[9] égyptien devient (devrait devenir) un moyen de dépasser les clivages religieux.

Mais, la révolution nassérienne, à partir de 1952-1953 en Égypte, a été fatale aux coptes. Du jour au lendemain, les coptes ont été exclus de la classe politique, puis dépouillés de leur pouvoir économique. Aujourd'hui, du fait de leur religion, les coptes, n'ont pas tous les droits, ils n'ont pas accès à certains métiers. En Égypte, les chrétiens n'ont pas non plus l'autorisation de construire de nouvelles églises, ce qui est embarrassant lorsque l'on sait que beaucoup d'entre elles y sont détruites et brûlées (un clocher dépassant un minaret peut représenter une justification suffisante pour sa destruction). Durant les fêtes chrétiennes (Pâques, Noël…) la population est très souvent prise à partie, et l'issue est souvent tragique pour les chrétiens. Les violences en tout genre se sont multipliées, incitant les jeunes gens et les jeunes filles à émigrer vers les pays occidentaux. Menacé en permanence par des révoltes populaires ou des complots islamistes, le régime islamise la législation et l'enseignement. Pour des raisons économiques, sociales et politiques : pour trouver un emploi correct, pour jouir d'un meilleur statut social, pour participer à la vie administrative, politique et militaire et pour échapper à une condition de perpétuelle discrimination, la population autochtone se convertit à l'islam. Les chrétiens coptes égyptiens, héritiers des plus anciennes communautés chrétiennes sont aujourd’hui minoritaires, l’Égypte est aujourd’hui en grande majorité musulmane sunnite. La baisse continue de la proportion de coptes en Égypte est en partie attribuable à l’émigration permanente d’un nombre significatif d’entre eux. Celle-ci a pour corollaire le développement d’une diaspora particulièrement dynamique. Malgré toutes les difficultés, les coptes gardent confiance : la foi chrétienne ne va pas mourir en Égypte ! Une aurore se lèvera sur la terre qui a protégé la sainte famille qui fuyait la cruauté d’Hérode et qui a accueilli très tôt le christianisme par le témoignage de saint Marc. Les promesses faites à l’Égypte par le prophète Ésaïe se réaliseront : "Ce jour-là, il y aura un autel dédié au Seigneur au milieu du pays d'Égypte... Ce sera un signe et un témoin du Seigneur  Sabaoth[10],  au pays d'Égypte. Quand ils crieront vers le Seigneur par crainte des oppresseurs, il leur enverra un sauveur et un défenseur qui les délivrera. Le Seigneur se fera connaître des Égyptiens et les Égyptiens connaîtront le Seigneur, en ce jour-là." (Ésaïe 19,19-21).

À l’heure actuelle l’Église copte sort de son isolement avec l’apparition d’une diaspora et la participation au mouvement œcuménique. Le nombre de fidèles est évalué à six millions. On observe depuis quelques décennies une renaissance du monachisme égyptien. L’Église donne une grande place aux laïques, qui participent à l’élection du patriarche, et aux moines parmi lesquels est traditionnellement choisi le patriarche. Mais les islamistes de plus ne plus influents menacent parfois physiquement les coptes. À chaque agression, le pape Chénouda III évite tout amalgame, mêlant compassion pour les victimes et respect pour l’islam au nom de l’unité nationale et de l’Évangile…

 

N. Vernet et É. Deheunynck

 

 



[1] En refusant les conclusions du concile de Chalcédoine en 451, l’Église copte s’est séparée du monde orthodoxe. Il serait plus juste de la qualifier d’Église non-chalcédonienne, préchalcédonienne ou d’Église des trois conciles. L’Église copte est qualifiée d’« orthodoxe » pour la distinguer de l’Église copte catholique et de l’Église copte protestante nées du mouvement missionnaire.

[2] La langue copte, issue de l’égyptien vulgaire de l’époque pharaonique, ne recourt pas à l’antique écriture hiéroglyphique ou démotique ; elle adopte l’alphabet grec enrichi de signes démotiques pour rendre les phonèmes particuliers à l’égyptien. Le nouveau système a l’avantage de noter les voyelles et d’être accessible à un plus grand nombre.

[3] Le vocable copte dérive du grec aigyptios qui est la déformation phonétique du hiéroglyphe de Memphis "He Ka Ptah " c'est à dire " la maison de l'Esprit de Ptah". Ptah était pour les habitants de Memphis le dieu protecteur en sa qualité de créateur du monde visible par la puissance de son cœur et de sa parole. Le mot a été transformé par les Arabes, qui n’admettent dans leur langue écrite ni voyelle ni diphtongue initiale.

[4] Champollion étudia le copte avant de traduire les hiéroglyphes.

[5] En 1959 les Églises d’Alexandrie et d’Éthiopie se séparent, le patriarche d’Alexandrie ne donnant plus que sa bénédiction à l’évêque d’Aksoum, patriarche d’Éthiopie. Mais en donnant deux chapelles du Saint-Sépulcre aux Éthiopiens, Israël a provoqué une querelle de chapelles à Jérusalem…

[6] Puis il s’installe au Caire au XIe siècle, mais garde le titre de patriarche d’Alexandrie.

[7] Des coptes sont nommés vizirs sous les Fatimides.

[8] Bonaparte en 1798 lors de son expédition en Égypte, ne porta aucun intérêt aux coptes, préférant s’attirer les faveurs des masses musulmanes.

[9] La période nassérienne fut moins favorable aux coptes, Nasser prônant un nationalisme arabe et non égyptien et s’opposant à l’Occident.

[10] Seigneur Sabaoth pluriel du mot hébreu sâbâ’ : « armée ». Le titre de « Yahvé Sabaoth », que l’Écriture donne souvent à Dieu, signifie  « Seigneur des Armées » ; il s’agit des armées célestes, c’est-à-dire des anges et des astres ; la traduction française le rend par « Seigneur, Dieu de l’univers ».


 

Protestantisme

 

LES COPTES PROTESTANTS

  Eglise copte orthodoxe taillée dans la roche à Mokkatam

Lors d’un voyage œcuménique en Égypte-Jordanie en 2008, notre groupe visite le quartier chrétien de Mokkatam au Caire, celui que sœur Emmanuelle a fait connaître au monde. Nous sommes réunis dans une sorte d’église-amphithéâtre taillée dans la roche. Là, notre guide nous précise qu’il est chrétien et plus précisément copte protestant, une information qui nous surprend tous ! Ces protestants des rives du Nil ne représentent que 6 % des chrétiens. C’est une minorité dans la minorité qui compte quatre cents mille membres, une fédération protestante, une faculté de théologie et de nombreuses œuvres sociales. Quelle est l’origine de ce protestantisme égyptien et quelle est sa place dans l’Égypte contemporaine ?

Le premier contact entre coptes et protestants remonte à 1752. Cette année-là, des frères moraves sont accueillis par le patriarche copte. Les premiers missionnaires anglicans sont envoyés en 1815. Le but n’est pas de créer une Église protestante, mais de réveiller l’Église copte et d’en faire un instrument d’évangélisation des musulmans. En 1854 arrivent les premiers missionnaires presbytériens venus des États-Unis. Des écoles du dimanche et des œuvres sociales sont créées. La Bible est diffusée. Le succès des protestants et l’apparition d’une communauté protestante provoquent l’excommunication des convertis par le patriarche. En 1899, le premier synode du Nil se réunit. En 1904, on dénombre 167 écoles, 36 pasteurs et 63 paroisses.

Aujourd’hui la principale Église protestante, parmi les dix-sept dénominations, est l’Église copte évangélique. Le qualificatif copte est un moyen d’affirmer l’identité nationale de l’Église. Les protestants sont facilement soupçonnés d’être des « sous-marins » des Américains ou sont présentés comme les produits d’une importation étrangère. l’Église compte trois cents paroisses et fonctionne suivant le modèle presbytéro-synodal. Le protestantisme égyptien est à la fois un concurrent (la plupart des membres viennent de l’Église copte) et un aiguillon (école du dimanche, œuvres sociales, faculté de théologie) pour la grande Église copte. À travers ses nombreuses œuvres sociales et pastorales, comme la Coptic evangelical for social service, qui accueillent chrétiens et musulmans et la Société biblique égyptienne qui diffuse la Bible en arabe, les protestants égyptiens ont fait le choix d’être une minorité ouverte.

 

É. Deheunynck

 

 

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