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Le blog de Liens protestants, le journal protestant du nord

Le temps (janvier 2013)

4 Janvier 2013 , Rédigé par Liens protestants Publié dans #2013

Éditorial

LE TEMPS

 LPtemps

Qu’est-ce que le temps ? Les scientifiques sont bien en peine pour répondre à cette question… Est-il absolu ou relatif ? Faut-il pour le définir l’associer au mouvement, à l’espace ou à l’observateur ? Le temps se dérobe à nous dès qu’il s’agit de le définir. Les théologiens ont eux aussi beaucoup disserté sur le temps, d’un Augustin expliquant la création du temps[1] à la théologie du process qui revisite l’action de Dieu comme un processus temporel.  

Les lecteurs les plus avertis auront noté que le numéro prévu pour ce début d’année 2013 devait porter sur une autre question : « Où va le monde ? »… mais seule la moitié du dossier nous est parvenue en temps et en heure ! De longue date l’équipe s’est préparée à ce genre de situation et a conçu un numéro de secours sur la question du temps qui, hasard bienheureux, sera le premier de l’année.

Les expressions sur le temps sont légion… « La nuit des temps »,  « autres temps autres mœurs », « le temps c’est de l’argent », « chaque chose en son temps »… Ce numéro parlera peu du temps passé empreint de souvenirs et d’expériences, encore moins du temps à venir nourri d’espérance et de spéculations. Il s’agit plutôt pour nous de porter un regard sur le temps présent… Au-delà, c’est le sens de la vie au jour le jour qui se pose. Vous trouverez dans ce dossier un article d’Étienne Babut, l’un des derniers qu’il vous sera possible de lire dans nos colonnes. Étienne a en effet pris une retraite bien méritée.

Prenez le temps de bien lire ce dossier !

Bonne année 2013

LP



[1]Augustin explique que l’on ne peut concevoir un avant la création puisque Dieu a créé le temps. On trouve donc déjà un concept fondamental repris dans la théorie du Big bang.

 

 


SOMMAIRE

 

Il y a un temps pour tout

Quand Dieu dit ajourd'hui      

Enseigne nous à bien compter nos jours (en ligne)

A méditer     

 


Société

 

ENSEIGNE-NOUS À BIEN COMPTER NOS JOURS !

 

Noël est passé et déjà nous voici en 2013 ! Que le temps passe vite ! Nous exprimons tous ce genre de banalité sur le temps qui passe. Tout aussi fréquemment nous disons : « Excusez-moi, je n’ai pas le temps ».

Souvenez-vous des paroles de la chanson d’Aznavour :

Plus je m'enfonce dans ma vie

 

Plus je ne peux que constater

 

Qu'au vent léger de mes folies

 

Je n'ai pas vu le temps passer

 

Entre les draps de la jeunesse

 

Quand je dormais à poings fermés

 

À l'horloge de mes faiblesses

 

Je n'ai pas vu le temps passer.

 

Rappelez-vous aussi le sketch de notre humoriste Devos :

 

Vous avez remarqué comme les gens marchent vite dans la rue ? Il y a quelques jours, je rencontre un monsieur que je connaissais, je vais pour lui serrer la main, le temps de faire le geste, il était passé ! Eh bien j'ai serré la main à un autre monsieur qui, lui, tendait la sienne à un ami qui était déjà passé depuis dix minutes.

Tout va vite, très vite, trop vite !!! Au point que, tenez-vous bien, j’ai trouvé une formation intitulée : Formation gestion du temps pour ne plus dire : « Je n'ai pas le temps », connaître, pratiquer et maîtriser les principes fondamentaux.

Perdre son temps, ça veut dire quoi ?

J’ai trouvé cette réponse : si tu as "perdu ton temps" avec plaisir, alors mon ami, tu en as "fais bon usage" ! Qu'il est doux de prendre son temps n'est ce pas ? Mais nous sommes aspirés, "happés" par une spirale sans fin : métro, boulot, dodo... Les Parisiens connaissent bien ce que recouvre cette expression ! Où est le temps ?

Pourquoi sommes-nous si nombreux à courir toujours après le temps ? À répéter à longueur de semaines : je n’ai pas le temps. À remplir notre agenda à ras bord comme si nous luttions contre la peur du vide. Pourtant du temps libre, nous en avons gagné considérablement. Aujourd’hui en effet le travail représente seulement 12% de notre temps de vie et notre espérance de vie s’accroit régulièrement ! Par rapport au XIXe siècle nous vivons, paraît-il, 33 années de plus en moyenne ! Donc du temps, nous en avons, mais le manque de temps est devenu un mal de notre siècle.

Cependant, le temps n’est pas le même pour tous. Il est facteur d’inégalités et notre siècle témoigne aujourd’hui de ces bouleversements. Ces questions de temps sont un véritable enjeu pour nos sociétés. Elles méritent qu’on s’y arrête pour en prendre conscience et définir les dangers, les enjeux et, si possible, les remèdes.

 

Les dangers et les enjeux

On craint de ne pas être à l’heure à un rendez-vous, de ne pas réaliser ce que l’on doit au moment où l’on vous le demande. La ponctualité c’est bien sûr, dans toute activité professionnelle, une nécessité. Or ce n’est pas facile et vivre cela tous les jours peut devenir extrêmement stressant. Le temps, dit le proverbe, c’est de l’argent et quand on perd du temps, on perd de l’argent. C’est un problème, à la fois pour l’employé et bien sûr pour l’employeur.

Est-ce une difficulté spécifique de la vie urbaine ? Pas du tout. À la campagne, vous le savez bien, on ne s’arrête jamais : des récoltes à engranger, d’autres terrains à labourer, des appareils à entretenir, des bêtes à nourrir, des vaches à traire…

La logique socio-économique nous oblige à aller de plus en plus vite, à accélérer et, en même temps, nos instruments, nos technologies, nos communications nous font vivre dans une sorte d’instantanéité permanente. Il s’en suit, nous disent les spécialistes, que notre rapport au temps a considérablement changé, particulièrement, depuis une quinzaine d’années.

Il y a dans cette accélération non maîtrisée de nos rythmes de travail quelque chose d’inhumain, qui nous rend nerveux. De façon tout à fait paradoxale cette inhumanité résulte, en partie, d’un trop d’humanité, je veux dire d’un trop-plein de communication interhumaine difficile à assumer. On est arrivé à un point où il n’y a plus d’écart entre le temps de la demande et le temps de la réponse. C’est le travail en flux tendu. Je pense que cette accélération va continuer mais qu’on va trouver des moyens de la vivre, de s’en accommoder.

 

Le temps s’accélèrerait-il ?

Augustin disait : « Quand on ne me le demande pas, je sais ce qu’est le temps, quand on me le demande je ne le sais plus ».

Le scientifique, le physicien spécialiste du temps, dira : attention, ne nous trompons pas, ce sont nos rythmes de vie qui posent un problème. Le temps, lui, s’écoule toujours de la même manière. Il est indifférent à nos emplois du temps. Quand on dit le temps s’accélère, on se trompe. Ce qui s’accélère c’est le rythme de nos productions, de nos échanges, de nos déplacements. Le temps n’a pas de vitesse. Mais il y a une confusion qui tient au fait que nous identifions le temps à ce qui se passe dans le temps. Il n’y a pas d’accélération du temps aujourd’hui : c’est nous qui accélérons.

Cependant, pour un individu, le temps subjectif, tel qu’il le ressent, change beaucoup avec l’âge. Par exemple, un an, pour un petit enfant, c’est extrêmement long. Par contre pour quelqu’un qui a 70 ans, voici ce que dit le psalmiste au Ps 90,9 : « Nous voyons nos années s'évanouir comme un son. Les jours de nos années s'élèvent à soixante-dix ans et, pour les plus robustes, à quatre-vingts ans et l'orgueil qu'ils en tirent n'est que peine et misère, car il passe vite et nous nous envolons ».

Par ailleurs, le temps ne nous paraît plus le même si l’on attend quelqu’un qui tarde à venir ou si l’on n’attend personne. Il y a l’impatience de l’attente, il y a la souffrance de l’attente. Il y a aussi, chez les travailleurs en entreprises et les syndicalistes veilleurs, l’inquiétude d’avoir à en faire toujours plus dans un délai de plus en plus réduit : c’est l’appréhension de l’intensification du travail à fournir.

 

Être ou faire ?

Pourtant, me direz-vous, nous sommes passés aux 35 heures ! Oui, c’est vrai. Mais effectivement c’est aussi avec une certaine intensification du temps ou plutôt de la quantité de travail dans l’unité de temps pendant la période de présence. Il y a un temps dans lequel la présence est intensifiée et il n’y a pas beaucoup plus de temps pour les pauses.

De plus, on a le sentiment que si le temps de travail s’intensifie, le temps de loisir s’intensifie aussi. En fait le problème est qu’on est dans une société de performance. On doit être performant professionnellement, on doit l’être dans la vie amoureuse, avec ses amis, avec ses enfants à qui on doit apprendre des tas de choses. La notion de performance est complètement déterminante.

Lorsqu’on a fait un voyage, par exemple au Maroc, on dit de moins en moins, j’ai « visité » le Maroc, on dit j’ai « fait » le Maroc. En effet on est dans une société du faire. Il faut donc faire beaucoup de choses parce qu’on est redevable de ce qu’on a fait dans sa vie. Comme si on devait être jugé à l’aune de ce qu’on aura fait, de ce qu’on aura réalisé et pas forcément de ce qu’on aura été.

Finalement nous sommes dans une société où ce ne sont pas les riches qui sont gagnants, mais les rapides. Nous nous trouvons dans une grande inégalité : il y a ceux qui sont obligés d’aller vite, tout le temps, et de plus en plus vite pour gagner la course. Il y a aussi ceux qui sont obligés d’être lents. Comme s’il n’y avait plus de juste milieu, de juste temps. On est soit dans l’excès, l’excès de performance, soit dans le rien. Dans ce dernier cas, nous sommes des individus par défaut, hors du temps, hors du travail, hors du lien social.

C’est un visage de notre société qu’il nous faut dénoncer, qu’il nous faut critiquer.

 

Faire pour être heureux ?

Cette situation tient en partie au fait qu’on croit que le bonheur est possible de façon conditionnelle. C'est-à-dire que l’on peut être heureux à condition d’avoir « fait » le Maroc… ce qui sature notre emploi du temps. Je pense que, dans cette accélération dont nous parlons, la part de la croyance au bonheur joue un rôle décisif. Le bonheur est dans le pré… cours-y vite, cours-y vite… Alors je vais gorger mon emploi du temps de contraintes pour que cette chose soit accessible…

Le résultat, ce n’est pas que l’on soit de plus en plus enfermé dans le présent. En fait, on est de moins en moins présent au présent, de moins en moins attentif à ce qui se passe maintenant. Avec cette course au bonheur, jamais atteint, il me semble qu’on se donne de plus en plus à l’imminence du futur, qu’on est toujours dans la projection pour une espèce de "court terme". Du coup on diffère constamment de vivre c’est-à-dire d’être attentif au présent, de s’y adonner pleinement. Pascal le disait déjà au XVIIe siècle, donc j’imagine que ce phénomène est lié à notre condition humaine : nous ne tolérons pas l’attente, l’ennui, l’inertie. Nous essayons de les éviter par des stratagèmes qui mettent en jeu la vitesse, l’occupation, l’interaction, etc.

Cette tension entre le présent et le court terme qu’on est en train de préparer, c’est ce qui nous stresse, nous rend nerveux.

 

Maîtriser le temps ?

Ce qui frappe dans le comportement actuel c’est le fait qu’on cherche à posséder le temps, à triompher du temps. Effectivement il y a une sorte de jouissance qui est éprouvée par les gens quand ils arrivent à triompher du temps. Je pense que cette maîtrise du temps a été accentuée par les instruments de communication, notamment le portable et le courriel, qui favorisent l’instantanéité. On émet quelque chose, la réponse est immédiate. Grâce au portable, on peut effectivement jongler avec le temps jusqu’à la dernière minute.

Savez-vous qu’il existe, dans plusieurs villes de France et d’Europe, un Bureau des temps. L’un des objectifs de ces bureaux est d’améliorer les conditions de travail et de concilier vie professionnelle et familiale. Une expérience assez remarquable montre comment la modification des horaires de travail des agents d’entretien des collectivités locales a profondément modifié d’une part, le statut de ce personnel, sa reconnaissance, sa respectabilité par rapport aux autres personnels des entreprises et d’autre part leurs conditions familiales de vie. Le passage d’un horaire émietté, avant 7 h du matin, ou après 20 h, à un horaire continu en journée, de 9 h à 16 h leur permet de vivre avec leur conjoint, avec leurs enfants, de pouvoir les amener et les ramener de l’école, de veiller à leur travail scolaire et de les y aider si nécessaire.

Nous sommes dans une société où l’on subit beaucoup d’inégalités et de décalages de rythmes. Je dirai que ce qui est très intéressant, dans cet exemple, c’est qu’on essaie d’adapter les rythmes au lieu de les subir afin d’améliorer leur praticabilité. Finalement comment trouver, non pas tellement la même longueur d’onde mais des rythmes qui finissent par favoriser l’interaction entre les êtres, des rythmes qui leur permettent de vivre ensemble.

 

Les remèdes

Il y a deux types de temps : le temps pour soi et le temps pour les autres. De la même manière que le commandement : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » nous y exhorte, je dirai : « Tu donneras du temps à ton prochain et tu n’oublieras pas d’en garder pour toi ».

À la fin du sermon sur la montagne Jésus dit littéralement qu’on ne peut pas ajouter une coudée à la taille de notre vie, c'est-à-dire qu’on ne peut pas augmenter la durée de notre vie : qui de vous peut, à force de soucis, prolonger son existence, ne fut-ce que de quelques minutes ? Notons que ce sermon se termine par cette parole de sagesse : « à chaque jour suffit sa peine ». Notre temps n’est pas infini, nous ne le sommes pas nous-mêmes et cela, il nous faut l’accepter. Alors comment repenser notre finitude autrement ? Dans un autre rapport au temps, quand bien même ce que j’ai à faire me semble très important ?

Il y a une réelle urgence à considérer l’exhortation évangélique à prendre conscience de l’importance du moment présent, de sa profondeur. Bien sûr, cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas se projeter dans le futur et se rappeler le passé. Le problème, c’est qu’on se projette constamment vers l’avenir, en se demandant sans cesse : qu’est-ce qu’on va devenir ? Pendant ce temps, que faisons-nous de l’instant présent ? Le bonheur ne serait-il que pour demain ?

 

La prière du psalmiste au Ps 90, 11

« Enseigne-nous à bien compter nos jours, afin que nous appliquions notre cœur à la sagesse » témoigne qu’il est important de penser la finitude du temps personnel, d’en être conscient pour vivre sagement. Je crois qu’il faut utiliser la perspective de la mort comme un mur qui fait rebond et qui donne du sens à ce que nous faisons aujourd’hui. C'est-à-dire que sans l’idée de la mort je ne vois pas comment on peut fabriquer une sorte de "diététique" de l’instant qui passe.

Nous parlions d’urgence à prendre conscience de l’importance de l’instant présent, de sa profondeur. Je pense aussi à une urgence qui est typiquement évangélique : Hâtez-vous ! Rachetez le temps ! Le Royaume de Dieu est tout proche. Le Royaume de Dieu est là et vous ne le voyez pas. Comment recevons-nous ces paroles ?

Dans le paragraphe précédent j’ai évoqué comme l’un des remèdes la prise de conscience de notre finitude. Maintenant, je vous invite aussi à prendre au sérieux cette tension extraordinaire qui existe entre le déjà là et le pas encore. Cette tension s’inscrit dans un long travail de mûrissement que nous devons aussi accepter de faire. C’est sûr que si l’on ne garde que l’un des deux aspects le problème devient ingérable et même dangereux. À l’image de certains fondamentalismes, on va verser dans le culte de l’urgence… ou de l’immobilisme ! L’important c’est d’être présent au moment où le Fils de l’Homme se révèlera. Il est là nous dit-on. Le voici. Tenez vos lampes prêtes ! Ne vous endormez pas ! Veillez ! Agissez ! Travaillez pour la justice ! Hâtez ainsi l’avènement du Royaume !

 

Conclusion

Alors ! Vous et le temps ? Moi et le temps ? Comment le vivons-nous ?

 

Vous sentez-vous débordé par le temps ? Ou savez-vous prendre le temps de vivre ?

 

Quelqu’un dira son inquiétude, son angoisse même :

 

"Moi j’ai beau me dire qu’il faut casser le rythme, qu’il faut se laisser ralentir, je souffre beaucoup de l’accélération. Je suis obligé par trop de charges. Je trouve que le train accélère et je voudrais sauter du train en marche. Je ne sais pas où va ce train, je ne sais pas… Je ne suis pas sûr que l’on puisse si facilement le dominer, être optimiste et penser que tout va bien, qu’on va y arriver. Je n’en suis pas sûr. Je suis inquiet. Dans le même temps, je vois d’autres gens qui sont désœuvrés et je trouve cette situation, cette évolution tout à fait terrifiante."

 

Un autre témoigne en disant :

 

"J’essaie de ne pas maîtriser le temps pour moi-même. Mais en ce qui me concerne c’est en même temps l’accueil, l’attention autant que possible de l’autre et à l’autre qui pour moi est le meilleur agent de gestion de mon temps. Accepter d’être dérangé. Peut-être un peu accélérer parce qu’il y a telle personne qui voudrait un peu de temps."

 

Mais :

 

A-t-on toujours la possibilité d’exercer ce devoir d’écoute ?

 

A-t-on toujours la possibilité d’exercer la fonction de bon samaritain, d’assistance à personne en danger, en rupture de communication et de lien social ?

 

Dans les rythmes imposés, contraints par les exigences de rendement… pas si sûr que ça ?

 

Alors aujourd’hui, selon l’expression d’Alain Houziaux, je vous dis : « Prends cette gorgée de vie, prends cette gorgée de temps que Dieu te donne, prends-la et dis seulement : amen et merci ».

 

    

 

     Philippe Vernet

 

Documents de travail :            

=> Le culte de l’urgence : la société malade du temps, Nicole AUBERT, Christophe ROUX-DUFORT, 2003, Flammarion éd.

 

=> Les tactiques de Chronos, Étienne KLEIN, 2004, Flammarion éd.

 

=> Question de Temps, Émission AGAPE Présence protestante – Le Jour du Seigneur, sur France 2, novembre 2006, avec les participations de : Nicole AUBERT, sociologue, Olivier ABEL, théologien protestant, professeur de philosophie éthique à la Faculté protestante de Paris, Jacques ARNOULD, théologien catholique, chargé de mission au centre de recherche et d’études spatiales, Étienne KLEIN, physicien au commissariat à l’énergie atomique, Françoise FORES, professeur de gériatrie, Philippe SIMAY du Collège international de philosophie.

 

=> Le présent est devenu envahissant, François HARTOG, Historien, École des hautes études en sciences sociales, Le Monde du 29 novembre 2012 : http://www.erf-hainaut.net/Actualite.html

 

 

 

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