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Le blog de Liens protestants, le journal protestant du nord

La peur (juin 2010)

13 Juin 2010 , Rédigé par Liens protestants Publié dans #2010

 

Éditorial

 

La peur

 

« N’ayez pas peur », telles furent les recommandations du Christ à ses disciples effrayés par la tempête. Il n’en va pas de même lorsque j’allume mon poste de télévision ! Journalistes, hommes politiques, scientifiques… chercheraient-ils à nous faire peur ? Peur des maladies de toutes sortes (après la grippe aviaire, la grippe H1N1), peur de l’avenir (après le chômage, les retraites), peur de l’autre (après l’étranger, le musulman), peur d’une attaque (après les armes de destruction massive, les attentats terroristes). La liste pourrait être très longue. Que penser d’une telle situation ?  

La peur est d’abord une réaction physiUn chevalier fuit, effrayé par un lapin. La chouette dans les fourrées indique que la scène est nocturneque de survie dans une situation de danger. Elle est donc utile, voire salutaire. Le dodo immortalisé par le film d’animation Madagascar a disparu car il n’avait pas peur des humain s qui en avaient fait leur plat favori ! Mais une peur peut nous paralyser, être pathologique, voire être totalement infondée ! En jouant sur les peurs, il est possible d e conquérir le pouvoir, de gagner de l’argent, de contrôler les esprits… Les Églises ont pu jouer sur les peurs. L’historien Jean Delumeau a même parlé de la pastorale de la peur. Il fut un temps où l’Église agitait la peur de l’enfer et proposait ensuite des moyens de salut.

Mais aujourd’hui que faire de nos peurs ? Les surmonter, les soigner, les écouter ? Comment discerner « la mauvaise crainte » de la bonne, pour reprendre une formule chère à Calvin ? Pour nous aider à vivre au mieux avec nos peurs, les auteurs des articles qui suivent se sont appuyés sur leur connaissance de la Bible, de l’histoire, de la philosophie et de la psychothérapie.

 

Bonne lecture à tous

 

LP

 

 

 


 

Réflexion

 

DIRE OUI À NOS PEURS ?

 

Peur à 3 ans de sa première journée d’école, à 7 ans de ne plus savoir réciter sa fable devant les copains, d’être bousculé par les grands à la récré,...

Peur à 15 ans de rougir en parlant aux filles,

Peur à 20 ans de ne pas savoir séduire les garçons,...

Peur de rater sa vie amoureuse, conjugale, professionnelle,...

Peur de ne pas être une bonne mère, de perdre son travail,...

Peur du noir, de prendre l’avion, de conduire,...

Peur d’être trop gros, trop petit,...

Peur de vieillir, peur de mourir,…

 

Notre vie est jalonnée d’expériences de peur. La toute première est celle de naître qui est sans doute d'abord vécue comme une mort. La dernière celle de ne pas savoir mourir sereinement.

Il y a des peurs communes, universelles. La peur de la mort en est sans doute le plus parfait exemple. Nos peurs nous appartiennent individuellement. Elles se sont construites au cours de notre vie et telle chose qui inquiète l’un, laissera l’autre paisible.

Faire l’histoire de ses peurs serait-ce une autre façon d’écrire sa biographie ?

Que pourrait être le contraire de la peur, le courage ? Oui, pour certaines cultures… et pour les petits garçons aussi ! Je pense plutôt que le contraire de la peur c’est la paix, l’ataraxie : la tranquillité de l’âme. Mais cette paix s’acquiert-elle en rayant la peur de son paysage mental ou au contraire en apprivoisant ses peurs, en apprenant à les connaître, à les accepter ? En un mot : N'avons-nous pas à apprendre à ne plus avoir peur de nos peurs ?

Comment cet apprentissage peut-il se faire ?

Dès la naissance de la philosophie en Grèce on trouve ces interrogations. Combien de fois ai-je relu dans le Manuel d’Epictète (1er siècle ap. J-C.) : « Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les événements, mais l'idée qu'ils se font des événements. Ainsi la mort n'est pas une chose effrayante […] mais l'idée que la mort est une chose effrayante […]. Lorsque donc nous éprouvons une gêne, un trouble, une tristesse, n'en cherchons jamais la cause ailleurs qu'en nous-mêmes, je veux dire dans les idées que nous nous faisons de ces choses […]. Il ne faut pas demander que les événements arrivent comme tu le veux, mais il faut les vouloir comme ils arrivent. Ainsi ta vie sera heureuse. »

Mais la fréquentation régulière de ce texte de sagesse, ainsi que d’autres, et mes années d’étude et d’enseignement de la philosophie ne m’ont pas délivrée de mes peurs, de la peur. C’est une aide, une consolation, mais cela reste insuffisant.

Le travail personnel que je poursuis depuis de longues années, et aujourd’hui mon travail d’accompagnement thérapeutique, m’apprennent qu’au-delà des lectures et de la réflexion il peut être pertinent d’élaborer une histoire de nos peurs. Comprendre que ce qui nourrit nos peurs aujourd’hui s’est construit il y a bien longtemps et que ce que nous devons affronter aujourd’hui n’est souvent que la réminiscence de nos peurs d’enfant, peut nous permettre de les accepter mieux, de moins les refouler et donc de les apprivoiser, en un mot, d’avoir moins peur.

 

Construire une histoire de nos peurs ?

 

Il n’est peut-être pas inutile de faire un bref rappel de ce qui se passe dans les premiers mois de notre vie. La peur est sans doute la première émotion vécue par le bébé, la plus archaïque (les trois autres étant la tristesse, la colère et la joie). La peur ressentie à la naissance est sans doute violente. Le tout petit n’a aucune idée de ce qui lui arrive lorsqu’il doit quitter le doux cocon du ventre maternel et se trouve projeté dans la vie, passant de la chaleur au froid, de la respiration in utero à la respiration aérienne. Soudainement manipulé, il doit s’adapter à la gravité, à tous ces bruits et ces lumières qui l’assaillent. Oui, notre vie commence par une grande peur. Peur inévitable et utile qu’il faut affronter pour pouvoir commencer sa vie terrestre. Les recherches des thérapies psycho-corporelles apportent un corpus de témoignages sur cette expérience fondatrice. Au fur et à mesure de sa croissance, le tout petit va expérimenter tout un ensemble de peurs liées à son extrême dépendance. Il ne peut rien faire seul. Il le sait à sa manière. Il ne peut que faire confiance. Nous commençons tous notre existence dans cette extrême dépendance que l’on peut retrouver par la suite lors de moments de grave maladie, d’accident et aux temps de la grande vieillesse. Très tôt donc nous faisons cette expérience que peur et confiance sont liées. Nous faisons l’expérience de notre vulnérabilité.

En grandissant, le bébé devient enfant, puis adolescent et progressivement il va découvrir qu’il a un certain pouvoir face aux choses de la vie ; mais grandir a un prix et pour que ces expériences soient structurantes, il faut qu’elles se fassent dans un milieu sécurisant. D’autre part, dans nos communautés humaines, être grand, être courageux va vite prendre la forme de modèles plus ou moins écrasants : il ne « faut pas » avoir peur et surtout il ne faut pas le montrer. Enfants déjà nous avons pu faire l’expérience de moqueries ou d’humiliations devant l’aveu de nos peurs. Plus grands nous avons appris qu’il faut « être à la hauteur », « garder la face ». Nous avons appris à ne pas montrer notre vulnérabilité, nos faiblesses, nos blessures.

Pourtant chacun de nous, même si son milieu de vie a été assez tranquille, a eu à affronter des formes d’insécurité plus ou moins marquantes ; nous avons donc inventé au cours de notre histoire des stratégies pour faire face à nos peurs et aux jugements portés sur celles-ci. C’est encore plus vrai pour un enfant qui grandit dans un climat d’insécurité de façon permanente et qui devra trouver des solutions pour continuer de vivre. Ainsi construisons-nous au cours de notre histoire des parades, des cuirasses, à tout le moins des rôles pour nous socialiser… malgré nos peurs. Il y a des choses qu’on ne dit pas… ou pas à n’importe qui, et ainsi avons-nous progressivement élaboré nos systèmes de défense, pour nous protéger, pour éviter d’avoir à affronter des situations qui nous seraient pénibles, voire intolérables. Nous avons tous nos petits arrangements avec nos peurs et seuls nos plus intimes ou nos médecins, nos pasteurs ou nos thérapeutes les connaissent. Cela est bien et utile, il faut bien vivre.

Mais il faut aller un peu plus loin et évaluer le prix de ces systèmes de défense. Ils sont parfois si nombreux, si bien élaborés qu’ils peuvent nous enfermer. La défense devient parfois plus coûteuse que la peur. Il peut être intéressant de ne pas trop s’immuniser face à ses peurs, nous y reviendrons.

 

Quand la peur devient angoisse

 

Nous n’aimons pas avoir peur. Petit, on peut en jouer, plus grand on peut prolonger le jeu avec des thrillers, mais fondamentalement c’est une émotion qui nous renvoie à notre fragilité, à notre impuissance, à notre incapacité à tout maîtriser et contrôler. C’est bien cela qui est insupportable : perdre le pouvoir sur la situation en jeu, qu’elle soit matérielle ou relationnelle.

Lorsque la peur devient angoisse ou anxiété, l’expérience est plus insupportable encore. Car c’est alors un sentiment interne de menace non identifiée qui s’installe en nous et le plus insupportable est bien que la menace est devenue intérieure et le plus souvent indéfinissable : l’ennemi ne peut même plus être nommé.

Ces angoisses peuvent s’accrocher à des objets divers et créer des phobies : phobie des insectes, de tel ou tel mode de transport, de la foule, des espaces trop ouverts ou trop fermés, etc. La réponse doit en ce cas souvent être thérapeutique mais la personne concernée peut alors découvrir que sa phobie est le déplacement d’une autre angoisse beaucoup plus archaïque de culpabilité, de honte etc. Cette angoisse s’est fixée sur un objet, créant ainsi une sorte d’apparente légitimité, ainsi, on explique rationnellement pourquoi on a peur des insectes ou de l’avion. La phobie, aussi pénible et invalidante qu’elle semble être, révélera peut-être qu’en fait elle nous permet de ne pas nous confronter avec la véritable peur plus structurelle, mais plus enfouie, inconsciente.

En fait nous avons tous à voir avec ce type d’angoisse puisqu’il s’agit des émotions refoulées de la petite enfance. Chez certains elles sont très enfouies et ne se réveillent que lors des cauchemars. Pour d’autres elles sont très intellectualisées et ainsi maintenues à distance de la vie émotionnelle. Mais pour d’autres encore elles sont plus accessibles et plus facilement ressenties ; on parle alors de personnalités anxieuses. N’est-ce qu’un mal ? Il est vrai que cela est bien désagréable à vivre pour elles-mêmes et parfois pour leurs proches souvent impuissants à les apaiser. Mais par ailleurs cela veut dire aussi que le refoulement s’est moins bien opéré et que la conscience des difficultés de vivre peut devenir ouverture et interrogation sur le sens de la vie… et de la mort. Nous y reviendrons.

 

Pour une réhabilitation de la peur ?

 

Il ne s’agit pas bien sûr d’exclure, lorsque les choses sont trop difficiles à supporter ou invalidantes dans la vie quotidienne, le recours à une thérapeutique médicamenteuse permettant d’alléger les souffrances causées par les crises d’angoisse. Je pense qu’il faut laisser en nous une certaine place à la capacité d’inquiétude. La peur est utile, elle a plusieurs fonctions. Tout d’abord celle de nous permettre d’acquérir une certaine confiance en nos possibilités d’affronter les dangers et l’adversité. Par ailleurs elle stimule notre créativité ; ainsi les hommes inventèrent-ils des outils puis le feu pour parer la peur des prédateurs, la peur de mourir de faim.

Sans doute est-ce la peur la plus commune, la plus universelle et en même temps la plus violente, la peur de disparaître, qui stimule le plus notre inventivité et notre créativité. De tous les vivants, l’homme est le seul qui sache qu’il est appelé à partir un jour pour un voyage sans retour. Philosophes, poètes, écrivains, artistes témoignent de leurs essais, par leurs talents divers, d’accepter ce qui dans une première approche est bien l’Inacceptable. On peut penser que, d’un certain point de vue, toutes nos peurs ne sont que des variations sur cette peur-là. Elle fut sans doute un des premiers moteurs de la création artistique. La peur de disparaître dans le néant amena les premiers hommes doués de conscience à laisser des traces : premières peintures rupestres, œuvres à caractère sacré que l’on retrouve dans toutes les cultures…

Chacun de nous, artiste ou non, lorsque la vieillesse s’annonce, trouve sa façon de faire mémoire : travail générationnel, écriture de mémoires, création d’albums de photos couvrant plusieurs générations… Quoi d’autre si ce n’est la peur du néant nous pousse à cela ? Et qui s’en plaindra ? Chacun de nous, confronté à ses peurs, va trouver ses « anxiolytiques » au cours de son histoire, de l’enfance à la vieillesse et cela aussi est créativité. Je ne pense pas ici à ceux qui font problème (alcool, abus de nourritures, drogues, etc.). Je pense à tous les autres que nous nous inventons au cours de notre vie, qui sont source d’épanouissement et de plaisir pour nous-même et pour tous ceux qui en bénéficient autour de nous : le choix des études, les passions intellectuelles ou sportives, le goût de peindre, de modeler, de jouer de la musique ou d'en créer, le travail professionnel ou militant, tous nos engagements divers... Comment nos peurs nous ont-elles  poussés au cours de notre vie à créer, à sublimer ? Comment transcendons-nous nos peurs à tout âge ?

Je retourne à mes philosophes et reprends les mots d’Epictète : « Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les événements, mais l'idée qu'ils se font des événements... » Oui, mais…

Je me souviens aussi de ces lignes d’Epicure (4e siècle av. J-C.) dans la Lettre à Ménécée que j’avais apprises par cœur en terminale, croyant me rassurer (déjà !) : « La mort n'est rien pour nous puisque, tant que nous existons nous-mêmes, la mort n'est pas et que, quand la mort existe, nous ne sommes plus ». C’est complètement évident mais, que je sache, personne n’a résolu sa peur de la mort en se récitant la Lettre à Ménécée ! La philosophie ne m’aurait donc été d’aucune utilité pour affronter cette peur, les peurs… Aujourd’hui, où le nombre des années commence à m’être compté, ne me serait-elle à nouveau d’aucune utilité ? Quelle déception ce serait… Pourtant je fais plutôt l’expérience d’un retour aux philosophes de ma jeunesse. Quelle est cette attente ? Que nous proposent-ils qui est à la portée de tout un chacun ? Non pas des solutions, non pas la fin de la peur mais justement cet apprentissage que j'évoquais au début. Les lecteurs de Liens ne sont sans doute pas tous philosophes mais tous peuvent reprendre l’exercice de la pensée que proposent les philosophes. Car philosopher c’est apprendre à mourir, relit Montaigne chez Cicéron. Sombre perspective ? Complaisance à la tristesse ? Pas du tout.

Pouvons-nous apprendre à mourir ? Ne mourant qu’une fois, nous n’avons droit qu’à un seul passage… Comment le « réussir » ? Oui, nous pouvons apprendre à mourir…en apprenant à vivre car l’un et l’autre sont la même expérience. S’il est vrai que ce n’est pas la mort (dont nous ignorons tout ou presque) qui est effrayante mais l’idée qu’elle est effrayante qui nous effraie, alors nous pouvons apprendre à ne pas nous tourmenter avec des idées mais à vivre et jouir d’être vivant dans l’émerveillement du monde. Nos peurs sont souvent héritées de notre passé – mais il n’est plus – ou l’anticipation de notre avenir – mais il n’est pas encore. Reste le bonheur d’exister qui lui est bien présent et nous avons de nombreux témoignages dans nos vies, ou dans divers écrits de toute époque, de personnes ayant goûté la joie d’être au monde dans des conditions de santé ou d’environnement désastreuses, ou dans l’extrême vieillesse. Ce ne seraient donc pas nos peurs qui nous empoisonnent le bonheur d’exister mais les idées que nous développons à propos de celles-ci.

C’est ce que l’on peut découvrir progressivement (c’est généralement un cadeau de la maturité) par soi-même, par son propre cheminement ou par un travail thérapeutique permettant de revisiter son histoire et d’identifier les événements et situations de vie qui nous ont amené à élaborer des défenses pour pouvoir continuer à vivre.

Les Évangiles nous permettent aussi de faire ce chemin. On ne sera pas surpris, j'espère, de me voir faire se rapprocher le travail philosophique, le travail thérapeutique et la méditation sur les Évangiles. Une vraie fréquentation des Évangiles a bien fonction thérapeutique. Jésus soignait, au sens le plus profond du terme, ceux qu’il croisait ou qui venaient à lui. « N’ayez pas peur ! » lisons-nous chez Mathieu, chez Marc. Sans doute les hommes ne peuvent-ils que suivre celui qui peut leur dire ces paroles. Elles sont de nature à guérir.

Jésus ne peut nous guérir de la mort. Lui-même a dû vivre le grand passage et il a eu peur : « Père, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Mais il peut nous aider à guérir de la peur et de la peur de la mort, par son témoignage de vie, par la méditation de ses paroles. Il dévoile ce qui guérit de la peur : l’amour, le souci de l’autre, l’amour de la création et la confiance dans l’amour du Père. Alors sans doute devient-il possible de trouver l’apaisement et de mourir paisiblement « rassasié de jours ».

Jésus n’a pas d’attachement à l’expérience de mort ni à la mort elle-même. Devant le « cadavre » de Lazare, il pleure. Mais devant les larmes des femmes venues embaumer son corps le dimanche de Pâques il montre qu’il y a un retournement à opérer, il y a autre chose à faire que se lamenter et se consacrer au culte des morts : « Pourquoi chercher parmi les morts celui qui est vivant ? ». Nous ne sommes pas si loin d’Epicure : la mort n’est pas un état mais un passage. On peut s’y préparer en confiance et se « relever ».

Il y a bien à apprendre pour avoir moins peur, apprendre à lâcher doucement les compensations à la peur que sont toutes les formes de réussite sociale : beauté du corps, acquisition des biens, exercice du pouvoir sous toutes ses formes, etc., perdre cela, oui, pour gagner autre chose, une autre forme de jouissance. Un passage progressif du plaisir de l’avoir à la joie d’être ; ce n’est pas à vingt ans ni à trente que l’on est prêt à vivre cela. À chaque âge ses richesses.

Philosopher c’est donc apprendre à mourir, redit Montaigne, c’est-à-dire apprendre à perdre et toute peur est toujours peur de perdre. C’est la peur de perdre qui est à apprivoiser… et pour apprendre à perdre, il faut perdre : sa jeunesse, la présence permanente de ses enfants, ses propres parents, ses réussites sociales, sa belle santé et enfin… sa vie terrestre.

 

Je termine en reprenant cette si émouvante parole de Jésus « N’ayez pas peur ! ». En ce temps pascal il me vient une interrogation : la fin de la peur serait-elle notre première expérience de résurrection ?

 

 

 

 

Nicole Deheunynck-Bliez

Voir les ouvrages de Stanislav Grof, psychiatre et psychothérapeute.

Praticienne-Conseillère en relations, Association ADCP : Accompagner le Développement du Couple et de la Personne

http://adcouple.free.fr – courriel : adcouple@free.fr


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